Au Sénégal

Pour les vacanciers Européens venus découvrir le Sénégal, qui souhaitent un dépaysement total, nous vous proposons un tourisme éthique, loin du tourisme hôtelier de masse, c’est-à-dire responsable et sain. Respecter les habitants rencontrés, découvrir leurs cultures, leurs traditions, leurs modes de vie.

Apprendre de ces rencontres et accepter de lâcher prise, loin des clichés et des a priori.

Respecter les lieux, préserver et admirer la nature.

La découverte du Sénégal se fera à votre rythme, selon vos désirs.

 » Celui qui voyage sans rencontrer l’autre ne voyage pas, il se déplace » Alexandra David Neel

Comprendre le Sénégal :

– Géographie :

Le Sénégal doit son nom au fleuve Sénégal qui le traverse au nord faisant la frontière avec la Mauritanie.

Au sud, se trouve la Casamance séparée du reste du pays, par un autre pays, la Gambie.

La Maurtanie (au Nord), le Mali (à l’Est), la Guinée-Bissau (au Sud) et la Guinée (au Sud-Est) sont ses frontières terrestres. L’océan atlantique (à l’Ouest) longe le Sénégal sur 706 km de côtes, un des principaux atouts touristiques.

Sa superficie est de 196 722 km2 (moins de la moitié de la France). Son relief est composé majoritairement d’un immense plateau dont l’altitude n’excède pas 130m. Son point culminant est de 581 m. au pays Bassari, dans la région de Niokolo-koba.

Climat :

Le Sénégal fait la transition entre les régions sahéliennes sèches au Nord et les régions tropicales humides au Sud. Les précipitations annuelles moyennes varient donc de 100 mm au Nord à 1 200 mm au Sud (en Casamance).

Tout le pays ne connait que 2 saisons :

  • la saison sèche d’octobre à juin qui offre des températures entre 23° et 35° au bord du littoral. De temps en temps, souffle le vent du nord , l’harmattan. C’est un vent chaud et sec, en provenance du Sahara, chargé de sable, soit ocre, soit jaune, soit rouge, qui colore le paysage.
  • la saison des pluies, appelée hivernage, de fin juin à octobre offre des températures entre 30° et 40°. Les pluies sont violentes, mais de courte durée. Là, c’est le vent de l’atlantique Sud, la mousson, qui apporte humidité et chaleur étouffante. Grâce à lui, le paysage verdit et tout pousse. C’est la période des cultures.

Le climat est donc exceptionnel au Sénégal, avec plus de 340 jours de soleil.

De plus, étant à 100 mètres de l’océan, la brise maritime apporte toujours un sentiment de fraîcheur

Flore et Faune :

Le Baobab est omniprésent dans tout le pays avec ses branches tordues vers le ciel et son tronc massif. C’est l’arbre emblématique du Sénégal (certains ont plus de 1000 ans). On a de la chance d’en avoir un sur le campement.

Au cours de vos ballades, vous pouvez trouver des fromagers, pouvant atteindre 60 m de haut, et dont les racines font de spectaculaires vagues ondoyantes. Leurs troncs servent à faire les pirogues.

Trois variétés de palmiers se trouvent au Sénégal : les cocotiers (noix de coco), les rôniers (branches utilisées pour les meubles et toitures) et les palmiers à huile (vin de palme avec la sève et huile avec les noix). Sans oublier les manguiers.

On trouve également plusieurs sortes d’arbres fruitiers, dont un panel se trouve au campement.

Tout le milieu estuaire est colonisé par la mangrove, avec une multitude de palétuviers.

La faune sénégalaise comprend le phacochère, l’hyène rayée, le chacal, le varan et plusieurs espèces de singes. Dans les fleuves s’ébattent crocodiles et hippopotames.

La réserve de Bandia a réintroduit différentes espèces d’Afrique ; girafes, élans de Derby (la plus grande antilope au monde), rhinocéros blancs, buffles équinoxial, chacal d’or, autruches

Mais la véritable richesse du Sénégal en matière de vie sauvage, ce sont ses oiseaux, avec plus de 600 espèces représentées, oiseaux migrateurs ou sédentaires. Ainsi vous pourrez voir et entendre facilement des calaos à bec rouge, merles métalliques, youyous du Sénégal, pélicans….

Politique :

En août 1960 le Sénégal proclame son indépendance, el le 5 septembre Léopold Sédar Senghor devient le premier président de la république jusqu’au 31 décembre 1980. Homme de lettres, il fut le premier Africain à entrer à l’Académie française en 1983.

Abdou Diouf lui succédera de 1981 en 2000, suivi par Abdoulaye Wade de 2000 à 2012.

Macky Sall sera élu de 2012 à 2024

Bassirou Diomaye Faye lui succèdera en avril 2024. Il devient le cinquième président de la république.

Economie :

Le Sénégal fait partie de la Communauté Financière Africaine (CFA). Donc la monnaie est le Franc CFA qui a une parité fixe avec l’euro (1 euro = 655,957 CFA).

Le secteur agricole emploie 77 % de la population active, avec deux productions intensives d’ arachides et de coton , tributaires des cours mondiaux, en plus des aléas climatiques (manque de pluie), ce qui ne représente que 14% du PIB. Les productions maraichères et fruitières sont beaucoup destinées à l’exportation. Donc le pays est en grande dépendance des importations, plus de 80 % de la consommation provient de l’étranger, dont principalement le riz, base de la nourriture sénégalaise.

L’élevage fait partie du paysage. Partout on rencontre moutons, chèvres, zébus, ânes et chevaux. 68 % des familles possèdent des bêtes, dont 90% en campagne et 52% en ville. Les ovins et caprins représentent 40%, les zébus 23%, les chevaux 4%, les ânes 3% et les porcs 3%. Les chevaux et les ânes sont attelés pour transporter toute sorte de matériel.

La pêche fait vivre un sénégalais actif sur six. 11 000 pirogues assurent l’approvisionnement , avec 63 000 artisans pêcheurs. Le Sénégal est le premier pays consommateur de l’Afrique de l’ouest, (21 kg par personne et par an), mais le poisson est pillé par les navires étrangers de gros tonnage. De plus, une douzaine d’usines (chinoises, coréennes, russes…) de transformation de poissons frais en farine, destinée à l’aquaculture en Asie et en Europe, ont été construites sur la côte entre Kayar et Joal. Les côtes sénégalaises comptent parmi les plus poissonneuses de toute l’Afrique, mais la ressource s’épuise petit à petit.

L’industrie représente 24 % du PIB, grâce au secteur du bâtiment et au secteur minier: production d’or dans l’est du pays, mine de zircon à Diogo (sur la côte à mi-chemin entre Dakar et Saint Louis et qui est la 6ème au monde) et mine d’ilménite (7ème au monde pour l’industrie chimique).

Le secteur tertiaire représente 60 % du PIB, grâce aux télécommunications et à l’informatique. Il ne fait vivre que 15 % de la population active.

Le tourisme est une importante source de revenus, avec plus de 65 % de touristes Français. Comme partout ailleurs, les 2 années de Covid ont beaucoup impacté ce secteur.

Les peuples du Sénégal :

18,500 millions d’ habitants peuplent le Sénégal, dont 3,8 millions dans la région de Dakar. Le taux de natalité est de 33 %, et plus de 55 % de la population vit en campagne. 44 % de la population a moins de 14 ans, et plus de 75 % ont moins de 35 ans. C’est donc une population jeune, avec une densité moyenne de 92 habitants au km2.

Carrefour géographique, le Sénégal est aussi un carrefour humain, où les peuples n’ont cessé de circuler au cours de l’histoire avec des migrations. Ainsi, on dénombre 22 ethnies, qui vivent sans rivalités ni tensions, ce qui offre aux touristes une tranquillité et une très grande richesse dans les rencontres: Le Sénégal est bien le pays de la Téranga !

Parmi toutes ces ethnies, les plus connues sont :

  • Les WOLOF : c’est l’ethnie la plus importante avec près de 40 % de la population. c’est une ethnie très hiérarchisée, présente dans tous les corps de métiers en ville, et agriculteurs en campagne. Ils sont à 90 % musulmans. Leur langue, le wolof est compris par 80 % des Sénégalais.
  • Les LEBOU : sont de fantastiques pêcheurs dans leurs pirogues en fromager, dont la témérité en mer en fait leur renommée. On les trouve dans les villages côtiers, à Dakar, Yoff, et sur la petite côte, (comme à Ngaparou, non loin du campement). Ils parlent wolof, mais se distinguent des wolof par leur fonctionnement démocratique. Ce sont les plus âgés qui ont le pouvoir et la connaissance.
  • Les PEULS : vivent en osmose avec leur bétail. Eleveurs par tradition, beaucoup se sont sédentarisés. On les rencontre dans le Fouta (au Nord du pays) et dans la région de Kédougou (Sus-Est). Leur teint est plus clair et les femmes sont connues pour la beauté de leur coiffure. La beauté des Peuls et des Peules est encensée dans toute l’Afrique de l’Ouest et est perpétuée par des concours de beauté. La transmission orale des traditions et des légendes est très importante pour eux. Ils représentent 14% de la population sénégalaise et parlent le pular.
  • Les TOUCOULEURS : cousins des peuls, ont été islamisés très tôt. Ils parlent aussi le pular et vivent pricipalement dans le Fouta, autour de Podor. Ils représentent 10 % de la population, dont 1/3 vit à Dakar.
  • Les SERERES : représentent 17 % de la population et vivent principalement au Siné-Saloum et sur la petite côte . Ils sont majoritairement catholiques, et restent très attachés à leurs traditions animistes. Les fétiches sont très importants pour eux. Ils sont considérés comme les intellectuels sénégalais, à cause des missions catholiques qui ont tout misé sur l’enseignement. Ce sont d’excellents cultivateurs de mil, d’arachide et de riz. Ils parlent le sérère.
  • Les DIOLA : représentent 5 % de la population et sont établis en Casamance, profondément attachés à leurs valeurs et à leurs rites ancestraux.
  • Les MANDINGUES : répandus dans toute l’Afrique de l’Ouest, ils représentent l’un des groupes les plus importants. Originaires des bords du Niger, ils viennent au Sénégal dans la région de Tambacounda et dans le Sénégal Oriental ainsi qu’en Casamance. Plusieurs ethnies, comme les BAMBARAS, les SOSSES et les MALINKES s’y rattachent. Les femmes mandingues sont les plus mal loties dans toute la société sénégalaise : tout comme les jeunes, elles n’ont pas droit à la parole.
  • Les BASSARIS : sont peu nombreux, quelques milliers à vivre dans le sud du Sénégal Oriental, entre Kédougou, le parc du Niokolo Koba et la Guinée. Ce sont des hommes de brousse qui cultivent le mil et le maïs dans des milieux hostiles. Principalement animistes, ils sont très attachés à leurs rites ancestraux, comme celui d’initiation des jeunes qui changent de classe d’âge, lors de grandes fêtes.
  • Les Bédiks, les Diallonkés, les Balantes, les Manjaks, les Mankagnes, les Baïnouks, et les Pépels complètent cette belle palette ethnique sénégalaise. On les trouve en Casamance principalement.

Pour être complet dans cette belle mosaïque, d’autres populations étrangères vivent au Sénégal :

  • Les MAURES : originaires de Mauritanie avec leur peau claire et leur longue djellaba bleue. Ils sont actifs dans le petit commerce de détail.
  • Les LIBANAIS : sont environ 30 000, parlent wolof, et excellent de la petite restauration à l’hôtellerie de luxe, dans le commerce et dans l’import-export. Près d’un tiers a la nationalité sénégalaise.
  • Les FRANCAIS : sont soit des anciens émigrés sénégalais avec la nationalité française, soit des retraités, soit des entrepreneurs dans le secteur touristique, immobilier , soit des cadres d’entreprises françaises, soit des coopérants. On en dénombre 20 000 environ.
  • Les CHINOIS : c’est la communauté qui fait le plus parler d’elle aujourd’hui. On ne connait pas leur nombre, mais ils prennent une part active dans la vie économique du Sénégal. Ils sont à tous les postes, ouvriers, ingénieurs agronomes, médecins, petits commerçants dans les rues des centres-villes ou sur les marchés. De plus en plus de jeunes Sénégalais partent se former en Chine.
  • Les CAP-VERDIENS, les MALIENS et les GUINEENS sont aussi au Sénégal.

– LA RELIGION :

90 % des Sénégalais sont musulmans, pour 10 % de catholiques et d’animistes. La religion tient une grande place dans la vie de la population, et l’entente entre les religions est remarquable. Tout le pays prend part aux festivités , comme la Tabaski, fête musulmane du sacrifice, où les moutons sont partagés dans toutes les familles et le voisinage. Les fêtes religieuses sont multiples tout au long de l’année et occasionnent de nombreuses dépenses pour la population.

– LA VIE CULTURELLE :

– Musique et danse :

A la base de la vie en société, la musique occupe une place toute particulière au Sénégal. Elle puise ses racines dans des traditions ancestrales, tant par le choix des instruments que par les paroles. La musique, comme la danse, traduit la complète communion de l’homme et de la nature;

Plusieurs chanteurs ou musiciens sont de renommée internationale, et on peut les entendre au Sénégal : Youssou N’Dour, Ismaël Lô, Baaba Maal, Black Soul (précurseur du Rap sénégalais), les frères Casamançais Touré Kunda, Cheikh Lô, Wassis Diop, Super Diamono, Faada Freddy, etc… pour les hommes

Mariaa Siga, Viviane Chidid, Aminata Fall, coumba Gawlo Seck,etc…. On peut voir et entendre de nombreux artistes et groupes qui s’inspirent de plusieurs courants :

le mbalax (prononcé mbalakh),style populaire qui mêle rythmes traditionnels wolof et sonorités cubaines.

l’afro-jazz, fusion entre rythmes occidentaux, jazz, soul, caraïbes et africains.

le hip-hop est un mouvement de plus en plus actif à travers le pays.

. Instruments traditionnels :

la Kora : sorte de luth à 16, 21 ou 28 cordes montées sur une calebasse tendue d’une peau de chèvre. Sa sonorité est proche de celle de la harpe. Lamine Konté, très grand virtuose , l’a fait découvrir au-delà du Sénégal, grâce à ses albums « la kora du Sénégal ».

le Balafon : sorte de xylophone, composé de différentes lames de bois de longueur et d’épaisseur différentes qui produisent un son très pur, montées sur plusieurs calebasses trouées. C’est un instrument très cher fabriqué par une petite communauté ethnique en Casamance.

le Tam Tam : le plus moderne est le Djembé. On trouve le Tama, plus petit, placé sous l’aisselle gauche et frappé de la main droite, et le Sabar posé à terre entre les cuisses. (Doudou N’Dyaye Rose, célèbre percussionniste de Gorée, en était le virtuose)

– Littérature :

. Poésie

Léopold Sédar Senghor (1906-2001) est un poète et défenseur à la fois de la francophonie et de la négritude. Il publie son premier recueil de poèmes « Chants d’ombre » en 1945. Il sera élu à l’académie française en 1983, et continuera d’écrire jusqu’à sa mort, en parallèle avec sa carrière politique.

Amadou Lamine Sall né en 1951 est un des poètes majeurs de l’Afrique francophone. Chantre de l’amour et de la fraternité, il publiera « les veines sauvages » et « le rêve du bambou » qui connaissent un vrai succès. Il est le fondateur de la maison africaine de la poésie internationale, titulaire des palmes académiques du Sénégal et préside la biennale des rencontres poétiques internationales de Dakar.

Birago Diop a publié un recueil « Leurres et Lueurs », et Babacar Sall, a aussi publié beaucoup des oeuvres, telles que « le lit de sable », « le sang des collines », etc…

. Littérature engagée

Birago Diop (1906-1989) est associé au mouvement de la négritude, et publie « les Comtes d’Amadou Koumba » et « les nouveaux comtes d’Amadou Koumba ».

Ousmane Sembène (1923-2007) a écrit « les bouts de bois de Dieu » et « le Mandat« , deux oeuvres qui dénoncent le colonianisme et la nouvelle bourgeoisie née de l’indépendance.

Boubacar Boris Diop, né en 1946 reçoit le Grand prix littéraire d’Afrique Noire en2000 pour l’ensembles de son oeuvre : « le temps de Tamango » ,  » le cavalier et son ombre« , « les petits de la guenon« , « le temps des imposteurs, etc…

Mohamed Mbougar Sarr né en 1990 fut le plus jeune lauréat depuis 1976 à remporter le prix Goncourt 2021, avec « la plus secrète mémoire des hommes« . Ses deux autres romans sont « terre ceinte » et « de purs hommes« .

. Littérature féminine

Les femmes occupent une place importante dans la littérature sénégalaise.

Mariama Bâ (1929-1981), décédée prématurément, a laissé 2 romans poignants , témoins de son combat pour la défense des femmes dans son pays : « Une si longue lettre » et « Un chant écarlate« .

Fatou Diome, née en 1968, est une étoile montante bien connue en France grâce à son premier roman « le ventre de l’atlantique » en 2003. Depuis, on lui doit plusieurs romans, tels que « Kétala » en 2006, « inassouvies nos vies » en 2008, « celles qui attendent » en 2010 , les veilleurs de Sangomar » en 2019, « de quoi aimer vivre » en 2021 et son dernier « Marianne face aux faussaires » en 2022, etc…

Aminata Sow Fall, née en 1941, est une pionnière de la littérature africaine francophone, et obtient en 2015 le Grand prix de la Francophonie de l’Académie française. On lui doit « le Revenant » en 1976 et surtout « La grève des bâttu » en 1979 adapté au cinéma en 2000. Beaucoup d’autres romans complètent son oeuvre.

Ken Bugul, est le pseudonyme de Mariétou Mbaye Bileoma, qui veut dire en wolof : celle dont personne ne veut. Elle est née en 1947, et a publié son premier roman « le baobab fou » en 1982. Elle écrira en 1999 un magnifique récit autobiographique intitulé « Riwan ou le chemin de sable », qui est une réflexion sur le mariage et l’exaltation de la féminité. Beaucoup d’autres livres seront publiés en plusieurs langues.

Cinéma :

Les salles de cinéma ne font pas légion au Sénégal. On en trouve plusieurs à Dakar.

Omar Sy, né en France de père Sénégalais, ( propulsé sur le devant de la scène avec son rôle dans « les intouchables ») viendra au Sénégal pour la première fois de sa vie pour tourner « Yao » en 2019 et vient à Dakar en décembre 2022, présenter en avant-première son nouveau film «  tirailleurs », qui parle des tirailleurs sénégalais pendant la guerre.

Peinture et sculpture :

La peinture s’expose au bord des rues en plein air, sur les murs dans les villes. Plusieurs peintres ont acquis une renommée internationale, tels que Mor Faye, Joe Ouakam, Zulu Mbaye.

La sculpture est pratiquée par des milliers d’artistes anonymes. Ousmane Sow aura une renommée internationale avec ses statues en bronze. (On trouve à Besançon sur la place des droits de l’homme, sa statue de Victor Hugo).

Gastronomie :

Riz et poissons sont la base de la cuisine sénégalaise, qui est une cuisine de partage. Dans les familles, on ne trouve qu’un plat (le bol) posé sur le sol, où chacun assis autour, mange ce qui est devant lui à l’aide d’une cuillère ou d’un morceau de pain. Les principaux plats sont :

  • le thiéboudienne : plat national inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’Unesco, depuis le 15 décembre 2021. C’est un plat composé de riz, de poisson et d’une variété de légumes. La recette se transmet de générations en générations, et on le trouve partout dans le pays, dans les familles, comme dans les restaurants.
  • le yassa de poulet : est aussi à base de riz et de morceaux de poulet marinés et cuits dans une sauce à l’oignon.
  • le mafé : composé d’une base de riz nappé d’une sauce à la pâte d’arachide, et accompagné de viande et de légumes.

Le riz peut être remplacé par des céréales, telles que le mil et le shorgo, transformés en semoule et préparés en couscous avec des légumes, ou en bouillies avec du lait caillé (lakh) ou yaourt sucré (thiakry).

Le fonio est une céréale casamançaise et du pays bassari, qui donne une semoule fine et très délicate.

Les poissons sont très variés en fonction de la pêche. On trouve facilement du thon, de la carpe rouge, du mérou, du mulet, du saint pierre, de la dorade, du capitaine, du barracuda, de la lotte, de la sole, etc… Gambas, crevettes, calamars, crabe, huitre des palétuviers viennent compléter la panoplie.

La viande est essentiellement du poulet. Le zébu, comme le mouton sont réservés pour les jours de fête, car ils sont plus onéreux.

Les légumes sont dans tous les plats : tomates, choux, carottes, aubergines, courgettes, navets. Les oignons sont utilisés en sauce, comme le bissap (feuilles d’hibiscus) et le tamarin.

On trouve facilement 3 jus locaux: le bouye, fait avec du pain de singe (fruit du baobab), le bissap fait avec les fleurs de l’hibiscus, et le gingembre fait avec les racines.

L’infusion du kinkiliba (feuilles d’un arbuste) se boit le matin pure ou avec du lait.

Deux bières locales se trouvent partout : la flag et la gazelle. Depuis quelques temps des brasseurs artisanaux créent leurs entreprises et proposent leurs bières aromatisées.

Les desserts ne font pas partie de la cuisine traditionnelle. On se contente de manger les fruits de saison, quand ils sont là.

Quelques informations pratiques

pour votre séjour

Passeport :

Obligatoire pour tous les ressortissants étrangers, et encore valable 6 mois après votre départ.

Assurance :

Bien se renseigner avant le départ auprès de vos assureurs et de vos banques. Les règlements par cartes bancaires vous permettent souvent le rapatriement, si nécessaire.

L’Eldorado lodge ne se substitue pas aux assureurs et décline toute responsabilité en cas d’accident.

Argent :

Les règlements se font en francs CFA , et en espèces pratiquement partout. 1 euro = 655,957 FCFA. Prévoir votre carte bancaire pour retirer de l’argent auprès des banques si besoin. Les euros et dollars se changent facilement dans les bureaux de change.

Décalages horaires :

Le Sénégal est à l’heure GMT. On a donc 1 heure de décalage (en moins) avec la France en hiver, et 2 heures en été.

Téléphonie :

L’indicatif du Sénégal est 221. Les communications sont très correctes. Vous pourrez utiliser la Wifi du campement pour vos appels nationaux et internationaux par WhatsApp, et pour internet.

Santé :

.COVID : se référer aux directives des compagnies aériennes, et bien suivre les dernières informations qui peuvent changer en fonction des vagues de contamination. Les mesures sanitaires sont prises au niveau du campement. Il y a très peu de cas de Covid au Sénégal, mais la prudence reste de mise.

  • VACCINS : le vaccin contre la fièvre jaune n’est pas obligatoire, mais recommandé. Les vaccins contre les hépatites A et B ne sont pas obligatoires, ni celui contre le choléra. Soyez à jour avec vos vaccins traditionnels.
  • PALUDISME : les traitements antipaludéens, type malarone ou lariam ne sont pas toujours bien tolérés et rendent souvent les personnes malades, qui doivent arrêter le traitement. Aussi, nous vous conseillons de vous procurer en pharmacie des aérosols anti-moustiques, type « cinq sur cinq tropic ». Au cas où vous les avez oubliés, on en trouve facilement ici. Les cases sont équipées de moustiquaires aux portes et fenêtres ainsi que votre lit.
  • TROUSSE DE PHARMACIE : prévoir quelques Efferalgan ou Dafalgan. Une crème protectrice contre le soleil est fortement conseillée, car le soleil est plus fort qu’en France, afin de vous éviter les désagréments des coups de soleil. Si vous avez un traitement spécifique, ne pas oublier vos médicaments.

Vêtements :

Le soleil, et la chaleur étant au rendez-vous, prévoir des tenues légères et amples, mais correctes. Nous sommes dans un pays où la tenue vestimentaire est importante et est une marque de respect.

Lunettes de soleil, chapeau ou casquettes. Une petite veste pour les soirées plus fraiches de décembre à avril, sans oublier vos maillots de bain. Tongs, sandales et baskets pour les sportifs.

Langue parlée :

Le français est la langue officielle du pays. D’autres langues sont reconnues nationales par la Constitution sénégalaise : le wolof (majoritairement comprise par la population), le sérère, le diola, le pular, le soninké et la mandingue.

Dire « bonjour » est primordial au Sénégal. Aussi, lors de vos sorties, vous pouvez le faire en wolof :

« Salam maleikum » pour dire bonjour

« Maleikum Salam » pour répondre au bonjour.

Nous vous souhaitons un agréable séjour dans ce beau pays !